Guide de la
cartouche

CMB-Picture-Lexique

Lexique

Voici les différents types de cartouches selon la terminologie officielle (Nomenclature ETIRA)

Catégorie

Définition

Explication

Contrefaçon 100% Imitation flagrante Ressemblance à 100% avec le produit OEM, y compris l’emballage. Utilisation illégale de la marque OEM
Clône Faux Aspect similaire au produit OEM, mais pas de marque OEM. La technologie OEM est remplacée par une technologie inférieure
Clône Faux imparfait Ressemblance avec l’OEM, marque OEM, mais la technologie OEM est remplacée par des modifications de technologie inférieure
Clône Faux sans marque Pas de marque OEM, mais violation des brevets OEM et du design
Compatible frauduleux Copie fonctionnelle Aspect différent, mais violation des brevets OEM et du design
Compatible autorisé Fonctionnalités respectant les brevets de l’OEM Aspect différent, pas de marque OEM, les brevets des OEM sont respectés
Vrai remanufacturé Refabrication légale Cartouches vides et composants d’origine, marques OEM masquées, ajout de composants neufs respectueux des brevets OEM
Faux remanufacturé Refabrication à partir de cartouches vides neuves Utilisation de cartouches vides neuves au lieu de cartouches vides OEM
Remanufacturé frauduleux Utilisation de composants non respectueux des brevets OEM Ajout de pièces qui violent les brevets (engrenages OPC)
OER Cartouche vide ou usagée Cartouche ayant servi et ayant accompli une fois son cycle d’impression.

Les composants d’une cartouche laser

  • Toner : Poudre à base de résine, de pigments et de polyester ou de cire permettant les impressions électro-photographiques dans les imprimantes laser et les photocopieurs. On distingue le toner magnétique, qui contient de la poudre de fer, du toner non-magnétique.

  • Tambour ou OPC (Organic Photo Conductor) : Cylindre en aluminium avec un revêtement photosensible sur lequel vient écrire le rayon laser (ou les LED) de l’imprimante.

  • Rouleau développeur : Rouleau avec un axe métallique conducteur et un revêtement en caoutchouc et téflon moulé. Son rôle est d’apporter le toner au voisinage de la surface du tambour sur laquelle a été formée l’image électrostatique latente.

  • Rouleau magnétique : Même fonction que le rouleau développeur mais pour le toner magnétique. Son axe est fortement aimanté, ce qui attire le toner, et son revêtement métallique.

  • PCR (Primary Charge Roller) : Rouleau avec un axe métallique conducteur et un revêtement en caoutchouc et téflon moulé. En contact avec l’OPC, il charge électrostatiquement sa surface avant le passage du laser de l’imprimante.

  • Doctor blade : Lame en métal ou polyuréthane rigide qui régule la quantité de toner sur le rouleau développeur et charge le toner par friction avant son transfert sur l’OPC.

  • Racleur : Lame en polyuréthane en contact avec l’OPC et qui le nettoie du toner qui n’aurait pas été transféré sur la feuille.

  • Mylar : Lame très fine en mylar qui « guide » le toner dans le bloc poubelle de la cartouche après passage du racleur. Sans elle, le toner résiduel tomberait sur la page d’impression.

  • Puce : Circuit intégré électronique qui compte le nombre d’impressions de la cartouche et indique à l’imprimante une approximation du niveau de toner restant.

Le saviez vous ? Les 6 étapes du cycle d’impression 

  • 1 – La charge
    Le PCR (Primary Charge Roller) charge négativement la surface de l’OPC (Organic Photo Conductor), de façon à ce que celle-ci soit dans un état électrostatique qui repousse le toner.

    2 – L’exposition
    Par un jeu de miroir rotatif et de lentilles convergentes, le faisceau laser de l’imprimante balaye la surface du tambour photoconducteur. La charge électrostatique préalable du tambour va être annulée à chaque point « visé » par le faisceau laser. L’image à imprimer est ainsi reproduite sous forme électrostatique latente.

    3 – Le développement :
    Le rouleau développeur va approcher du toner à la surface de l’OPC. Le toner, préalablement chargé négativement par friction avec le Doctor Blade, sera attiré par les parties de l’OPC les moins négatives : celles qui ont été exposées au laser. Dans le cas d’un toner polyester ou chimique, le rouleau développeur a souvent lui-même été alimenté par un rouleau en mousse, dit rouleau additionneur. Dans le cas d’un toner magnétique, le rouleau développeur a un axe fortement aimanté (on parle alors de rouleau magnétique), qui attire directement le toner.

  • 4 – Le transfert :
    Le papier est chargé positivement par le rouleau de transfert de l’imprimante et va passer près de l’OPC qui est en train de tourner. Le toner, chargé négativement, qui se trouve sur l’OPC, est donc attiré sur le papier.

    5 – Le nettoyage :
    En pratique, du toner qui se trouve sur l’OPC n’a pas été transféré à la feuille (environ 5%). Pour éviter qu’il ne se dépose au tour suivant, la surface de l’OPC est raclée physiquement et le toner résiduel part dans la partie poubelle de la cartouche. Ensuite, l’image électrostatique latente précédente de l’OPC est effacée par le PCR qui recharge uniformément la surface de l’OPC pour commencer un nouveau cycle…

    6 – La fixation :
    Juste après le transfert du toner de l’OPC au papier, le toner (et donc l’image reconstituée) ne tient que grâce à la charge statique. La feuille passe alors dans l’unité de fusion, aussi appelé four, où elle est chauffée et pressée pour que le toner fonde et s’imprègne dans les fibres du papier.